Chères amies et chers amis! Chères et chers bénévoles !
MERCI !!
L’année 2025 est passée chez moi
en courant à travers champs !
Mais elle a laissé derrière elle tellement de belles traces !
De nombreux cadeaux, des agneaux en bonne santé
Beaucoup de reconnaissance, des ânes volontaires et solidaires,
des brebis bienveillantes
Des prairies richement fleuries, des abeilles et des papillons polinisateurs
Des fruits en veux-tu en voilà !
Une montagne de travail accompli, des jambes et
des bras solides et agiles, une Lili infatigable
De la solidarité dans les talus, des repas,
des discussions et des vaisselles partagés
de la sueur sous le soleil des foins…
Et c’est déjà la nouvelle année qui pointe…
Les brebis s’arrondissent,
La grange se vide petit à petit,
Les journées s’allongent,
Graines et bourgeons sortiront bientôt de leur dormance !
Avec toute cette vie rythmée par les saisons et les besoins des uns et des autres, avec cette impérieuse nécessité que tout s’accorde au mieux pour le bien commun, avant que le rythme frénétique ne reparte en cavale,
il est temps que
la ferme de Biomemey vous souhaite une
Heureuse nouvelle année 2026
Et vous dise un immense merci pour votre engagement
Brillant et généreux ! A bientôt ! Martine
Le peu qu’on peut faire, le très peu qu’on peut faire,
il faut le faire.
Théodore Monod
La biodiversité est une alliée impérieuse de l’agriculture
Le monde paysan n’est pas unanime.
OSONS nous affirmer
pour préserver notre biodiversité!



Des paysannes sortent du bois !
Le loup est un animal protégé. Elles y tiennent !
Notre agriculture est en souffrance mais ce n’est pas la faute au loup ! Gardons-nous d’utiliser cet animal comme bouc émissaire tout désigné et qui nous détourne de notre responsabilité face au grave dérèglement environnemental.
Il est encore temps de passer d’un combat contre la nature à un partenariat avec le vivant.
Je m'oppose, comme certaines femmes paysannes qui sortent du bois, à une régulation plus sévère des loups décidée par le Conseil Fédéral en novembre 2023. Le Plan Loup élaboré par la Confédération en partenariat avec les cantons et les organisations d’intérêts nationaux offre un cadre approprié à la régulation de ce grand carnivore. Des études scientifiques et de terrain permettent la mise en œuvre de moyens durables pour parvenir à une cohabitation équitable, nous en sommes fermement convaincues.
Perpétuer la tradition pastorale et de l’élevage dans un environnement bousculé est un défi complexe mais impérieux.
Le monde agricole doit trouver des solutions constructives de partage de l’espace alpestre et rural entre faune sauvage, tourismes et agriculture car d’autres défis écologiques plus complexes l’attendent et demain dépend de ce que nous apprenons aujourd’hui.
Ce travail de conciliation ne fait que commencer, il ne doit pas être entravé par des messages nourrissant la peur et la haine.
La révision de l’ordonnance sur la chasse a été décidée sous la pression des lobbys agricoles, des chasseurs et dans un climat d’exacerbation émotionnelle. Elle témoigne d’une vision de la nature dominée par l’humain et d’une agriculture belliqueuse, elle témoigne également d’une mauvaise compréhension des faits scientifiques connus sur les loups.
La perte de la biodiversité devrait nous alarmer sur notre rapport au vivant et sur le partage des ressources, et nous orienter vers de nouvelles approches agricoles. L’histoire de l’agriculture regorge d’exemples démontrant les limites du contrôle de l’humain sur la nature.
Chaque espèce peut légitimement défendre sa place, sa nourriture, défendre son territoire et sa progéniture. Aujourd’hui, en tant qu’humain, faisons -le avec responsabilité, intelligence et sensibilité, acceptons courageusement le défi de la cohabitation et sans naïveté ni angélisme, repoussons avec détermination les tentatives simplistes, hâtives et à court terme de régulation proactive du loup dans nos régions.
Pour les paysannes qui sortent du bois
Martine Gerber 19 janvier 2024
Bienvenue
Biomemey c’est…
Une petite paysannerie-bio de montagne, avec ses moutons, ânes, cultures et prairies.
C’est surtout un engagement paysan, un lieu d’échange de compétences, un lieu de travail collectif et de diversité.
Biomemey, c’est aussi un lieu de résistance et de brassage de valeurs, biomemey, c’est une petite ferme qui ne veut pas disparaitre avec le « remaniement structurel « car l’avenir est dans la diversité des modes de cultures!

Postulat déposée au Conseil communal de Bex
Un abattoir régional à Bex, c’est soutenir l’agriculture et le commerce local
En novembre dernier, j’ai appris que l’abattoir de Bex fermait ses portes définitivement, l’association qui le gérait, a été dissoute. Le sujet des abattoirs n’est pas très simple, il est toutefois important de le considérer comme un maillon incontournable de la chaîne agro-alimentaire. Même si la mise à mort d’animaux pour la consommation de viande est discutable sur le plan éthique, du point de vue écologique et de la souveraineté alimentaire, nous devons nous préoccuper de ce sujet.
Les petits abattoirs locaux sont une alternative incontournable aux abattoirs industriels. La réduction du temps de transport des animaux, la diminution du temps d’attente avant la mise à mort contribuent à réduire le stress pour les éleveurs/euses et pour le bétail et la rend plus digne. Les petits abattoirs régionaux favorisent le développement de l’économie locale et s’inscrivent dans une politique climatique engagée. L’abattage local est indispensable à la survie de la paysannerie indépendante et à taille humaine, il est un garde-fou contre la consommation de viande de qualité médiocre et / ou importée de l‘étranger.
En 20 ans, la situation a énormément évolué́ dans le canton de Vaud, le nombre d’abattoirs est passé de 42 en 2002 à 26 en 2023, il convient de se battre pour ne pas perdre les derniers abattoirs régionaux. Les abattoirs de Rolle-Aubonne et Clarens sont en sursis et d’autres plus petites structures peinent à être maintenues.
Bex possède un abattoir depuis des années, en main d’une association, les bâtiments étant propriétés de la commune. Il ne fonctionne plus en réalité depuis 2 ans, en cause, des mises aux normes, des adaptations aux nouvelles formes d’élevage et des difficultés économiques. Aujourd’hui, le bétail est transporté à Martigny, à Clarens, Moudon, ou livré aux grands distributeurs qui l’acheminent vers Oensignen, ou Bâles...et demain ?
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les éleveurs/euses et l’association dissoute restent intéressés par l’abattage à Bex
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Le centre régional de déchets carnés est installé à Bex et créer une synergie très intéressante
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l'abattoir actuel et le centre des déchets carnés occupent des terrains adaptés, accessibles
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chaque fermeture d’abattoir entraine des pertes d’emploi et des savoir-faire régionaux, des
coûts supplémentaires pour les éleveurs/euses
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les boucheries de la place souhaitent proposer des produits issus de l’élevage de la région
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nombreux agriculteurs tentent de diversifier leurs activités avec de la vente directe
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la population est de plus en plus sensible à la qualité et la traçabilité de la filière viande
Au vu de la configuration de notre commune et de l’importance de l’élevage dans la région et au vu de ce qui précède, un abattoir à Bex fait sens, c’est pourquoi nous demandons à la Municipalité :
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D’étudier toutes les possibilités de soutenir, en collaboration avec les acteurs professionnels de la branche de la région et instances cantonales (association ex-gestionnaire de l’abattoir, communes, éleveurs/euses, bouchers, DGAV...), le maintien, la modernisation et le développement de l’abattoir de Bex;
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D’étudier l’opportunité de développer une synergie avec le Centre régional d’équarrissage et toutes autres opportunités en termes de soutien à cette filière.
Martine Gerber, Les Vert.e.s de Bex, le 14 02 2025

Le lieu-dit s’appelle «en memey». Rien à voir avec grand-mère! l’origine du mot «memey» vient probablement du mot «mayen» ou, «mi-mayen», car cela se trouve à mi-hauteur entre plaine et montagne à 1000m, là où bétail et humain faisaient halte au printemps et en automne. C’est très stimulant de se trouver «entre». Entre bas et haut, entre saisons, entre monde agraire et monde de culture! Quant au mot «bio» en préambule, il s’impose comme une revendication de notre temps.



